Non, je n’étais pas une petite fille triste. J’étais très gaie et joyeuse. Et j’avais l’ambition de répandre la joie autour de moi. Une vraie mission pour moi et je m’y évertuais. Vers 10 ans, je voulais être clown et j’inventais toutes sortes de pitreries pour faire rire mes camarades de classe. Ce qui me valut de passer une bonne partie de ma 6e assise sur l’estrade pour que les professeurs m’aient à l’œil. Et également de redoubler.

En devenant adulte, la tristesse a commencé à m’envahir. J’étais triste de voir comme le monde était triste, comme les adultes étaient tristes la plupart du temps, surtout ceux qui m’entouraient. Je luttais pour garder ma gaieté. Je dissimulais ma tristesse. J’expérimentais au fil du temps de plus en plus la tristesse. Et cette expérience me devenait de plus en plus lourde à vivre mais je n’arrivais pas à modifier l’expérience.

C’est un choc dans ma vie qui m’a fait ce cadeau de retourner l’expérience de la tristesse pour retrouver la joie de vivre. Cette joie que j’avais ressentie, enfant, joie d’être là, joie d’exister dans la simplicité et la spontanéité. Retrouver cette puissance que la joie procure. La joie, une énergie qui nous élève, qui élargit notre conscience. Cette joie qui nous donne des ailes pour réaliser ce que nous désirons. La joie qui décuple notre force vitale.

Qu’est-ce qui s’est passé pour que cela puisse se faire ? Y a-t-il eu un processus ? A bien observer, oui. Je crois que le déclencheur a été l’instant où j’ai cessé de lutter contre la tristesse et que je l’ai acceptée. J’ai accepté qu’elle était là au fond de moi et que je devais avoir le courage d’aller la regarder en face et non plus la fuir. Je devais accepter la réalité telle qu’elle était. Et c’était bien le plus grand obstacle que j’avais à franchir.

J’ai laissé monter la tristesse jour après jour, la laissant m’envahir complètement et la laissant s’exprimer à travers tout mon corps, toutes mes cellules. Oui, j’allais la rencontrer, peut être parler avec elle, peut-être ne rien dire. Juste m’abandonner complètement à cette tristesse. Deuxième grand obstacle à franchir, celui de m’abandonner, de ne pas contrôler.

Le processus ne s’est pas fait en un jour et il ne s’est pas fait sans douleur mais je sentais qu’il était libérateur. Je voyais le monde de plus en plus avec des yeux nouveaux, un autre regard. Un regard plus intime, plus intérieur. Ce regard me le faisait voir moins triste. Je voyais à nouveau des visages souriants. J’entendais à nouveau des rires et des chants. Je voyais des personnes s’aimer. La beauté du monde refaisait surface. Je comprenais que c’était ma tristesse intérieure que je projetais sur le monde et que je pouvais retourner l’expérience en projetant de la joie. Voir, c’est déjà se transformer. Telle que je suis est le monde.

Le monde n’avait pas changé. J’avais changé l’expérience. Je me réenchantais et la puissance de la joie réenchantait le monde. Immense gratitude à la Vie pour ce cadeau et à la Lumière qui a éclairé une partie de l’obscurité.

Comprendre que la Vie est UNE et que ce qui se passe à l’intérieur de nous se manifeste à l’extérieur dans le monde. Là est notre responsabilité.

La joie se dissimule sous nos voiles de peine. Le corps de douleur prend la place du corps de joie. Endormis et inconscients de ce que la Vie agit en nous, identifiés à nos pensées et émotions, nous développons un corps de souffrance et perdons contact avec notre innocence et pureté de l’enfant libre que nous avons été. Ancrés dans nos habitudes ancestrales de regarder les feuilles qui tombent, nous oublions ce qui bourgeonne sans cesse en nous pour faire apparaître le nouveau. Réduits à l’état du penseur, nous activons les mêmes réflexes et nous interrogeons toujours sur ce qui va mal et regardons si peu ce qui va bien. Nous avons à développer une pédagogie de la joie qui nous amènera à retrouver ce que nous sommes vraiment, des êtres sensibles dont l’amour est notre qualité essentielle, celle de notre essence.
La joie, plus qu’une émotion fugace, est un état d’être profond et naturel. Elle nous fait savourer la plénitude de la Vie. Elle lui donne une saveur particulière, celle d’être vivants. Elle nous révèle notre puissance à exister. C’est cette joie de vivre qui nous fait ressentir pleinement notre humanité. Au-delà du plaisir, elle ne se recherche pas, elle se découvre à nous quand nous levons les voiles de l’oubli. Elle n’est pas liée à la satisfaction d’un besoin comme le plaisir peut l’être. Une fois le besoin satisfait, le plaisir disparait pour laisser la place à la recherche d’un autre plaisir. Le plaisir est éphémère, il ne dure pas. La joie est un ressenti profond qu’aucune épreuve ou douleur ne peuvent faire disparaître. Elle n’est pas liée à un évènement, une circonstance ou une personne. Elle est une force stable à l’intérieur de nous qui nous aide à traverser les expériences de la vie avec sérénité. La joie s’apprend. Pour cela, il faut d’abord désapprendre. Pas question ici de bonheur ou de malheur, la joie ne compare pas et n’étiquette pas.
La joie émane du cœur. Elle rayonne sur le visage du petit enfant. On peut la voir dans ses yeux. Elle irradie tout notre corps. Il devient lumineux, brillant d’un éclat d’innocence et de pureté.
La joie n’a pas d’excitation. Elle est posée, paisible et se répand en toute quiétude dans nos cellules. Elle nous révèle la beauté du monde, celle des êtres et la nôtre. Sans artifice, elle est simple et naturelle. Elle coule dans notre vie comme l’eau de la rivière, silencieuse et profonde dans son intériorité. Elle est la source à laquelle nous pouvons nous abreuver sans fin. Elle est de toute éternité.
J’ai longtemps cru que j’avais perdu la joie, cette joie de vivre qui me fait goûter chaque instant.  C’est en retournant dans mon intériorité qu’elle est réapparue petit à petit pour s’installer dans mon être plus confortablement. Ce n’était qu’une illusion. La joie était toujours là. Elle ne m’avait jamais quitté. Je l’avais abandonné au profit des expériences douloureuses que j’avais vécues.
La joie est béatitude, un état d’harmonie intérieure qui ne dépend d’aucunes circonstances extérieures. La joie n’est pas se sentir bien. C’est tout sentir. Elle est accroissement de notre être.

Parle-nous de la joie et de la peine – Khalil Gibran

Alors une femme dit : ‘Parle-nous de la Joie et de la Peine’. Et il répondit : ‘Votre joie est votre tristesse sans masque’. Et ce même puits d’où jaillit votre rire fut souvent rempli de vos larmes.
Et comment en serait-il autrement ?
Plus profondément la tristesse creusera dans votre être, plus abondamment vous pourrez le combler de joie. La coupe fraîche qui contient votre vin n’est-elle pas celle-là même qui fut brûlante dans le four du potier ? Et le luth qui apaise votre esprit, n’est-il pas ce même bois qui fut taillé à coups de couteau ?
Quand vous éprouvez de la joie, sondez votre cœur et vous trouverez que seul ce qui dans le passé vous a causé de la peine fait à présent votre bonheur.
Dès lors que la tristesse vous envahit, sondez de nouveau votre cœur et vous verrez qu’en vérité vous pleurez sur ce qui autrefois vous a rendu heureux.
Certains d’entre vous disent : ‘La joie est plus grande que la tristesse’, et d’autres de soutenir : ‘Non, la tristesse est plus grande que la joie’. Mais moi je vous dis, qu’elles sont inséparables. Elles marchent ensemble, et quand l’une vient s’attabler seule avec vous, n’oubliez pas que l’autre s’est assoupie sur votre lit.
En vérité vous êtes comme les plateaux d’une balance, oscillant entre votre joie et votre tristesse. Il faudrait que vous soyez vide pour rester immobile et en équilibre.
Lorsque le gardien du trésor vous soulève pour peser son argent et son or, vous ne pouvez empêcher votre joie ou votre tristesse de faire pencher la balance ».

S’aimer soi-même est le plus beau cadeau que l’on puisse se faire.

Quelques lignes conductrices pour y parvenir.

  1. J’écoute mes besoins et mes désirs
  2. Je comprends mes besoins et mes désirs
  3. Je passe du temps avec moi-même
  4. J’apprends à apprécier ma propre compagnie
  5. Je fait ce que je veux faire plutôt qu’acquiescer
  6. Je ne demande pas l’autorisation : je suis un adulte je prends mes propres décisions
  7. Je change ma notion de ce qui est parfait
  8. J’apprends à demander de l’aide quand j’en ai besoin
  9. Je prends soin de mon corps
  10. Je nourris mon esprit
  11. Je travaille sur l’élimination de :
    – La culpabilité
    – Les excuses
    – Le sentiment d’être égoïste

L’intuition, le langage du cœur et de l’âme, est une connaissance directe et spontanée. Elle est accessible lorsque le tapage mental se calme. L’intuition a montré aux premiers hommes comment se nourrir quand ils avaient faim, comment se protéger quand ils étaient en danger. Nous l’avons délaissé pendant un long temps au profit de la raison. Mais en renouant les liens avec l’intuition, trait d’union entre notre personnalité terrestre et notre âme, nous découvrons un au-delà plus grand que la seule réalité physique.
En prenant contact avec nos ressentis et sensations corporelles, nous pénétrons des dimensions plus profondes de l’être. Nous pouvons saisir, ressentir et aimer l’être humain dans sa complexité. Tous nos sens s’ouvrent à une autre façon d’appréhender nos mécanismes de fonctionnement.
L’intuition, attribut du mental supérieur, fait appel au cerveau du cœur. Le cœur vibre. Tu penses avec ton cœur, dégagé des charges du centre émotionnel et de ses mémoires.
Elle s’offre spontanément et ne s’appuie pas sur l’expérience. Elle traverse comme un éclair et est une réponse immédiate à la Vie sans passer par le raisonnement. Elle donne un accès instantané à l’information et permet de voir la totalité.

 

 

 

Longtemps je me suis sentie incomprise. Désormais, j’ai conscience que c’est moi qui ne me comprenais pas. J’avais besoin d’une autre compréhension que celle qu’on me présentait dans le monde, une compréhension plus en profondeur, une compréhension complémentaire à la compréhension rationnelle, où tout s’explique par la logique et l’analyse.
La pensée rationnelle parce qu’elle divise, spécialise, ne peut comprendre dans la globalité. Certes l’analyse logique de la matière, du concret, de l’apparent est importante mais elle a besoin d’être jumelée à une compréhension plus profonde, qui vient du cœur. L’intelligence du cœur. Pour comprendre en totalité, il faut tenir compte de la matière et de l’âme, de l’être humain dans toutes ses dimensions. Jumeler l’intelligence analytique et l’intelligence sensitive, l’intelligence intuitive du cœur permet d’autres éclairages sur le mécanisme de nos blessures ou sur nos émotions. Nous avons besoin d’utiliser le mental intuitif qui nous permet de comprendre dans l’intangible, l’invisible.
Par l’intuition, nous pouvons comprendre des situations qui sont incompréhensibles dans la matière mais qui se comprennent à un autre niveau de conscience. Ces situations prennent alors tout leur sens.

 

La dualité, c’est ce qui est double en soi. C’est la coexistence de deux natures différentes, humaine et divine. La dualité, c’est le 2, qui implique à la fois complémentarité et division. Dans la dualité, nous nous sentons séparés, divisés. L’ego, le ‘moi je’, a l’impression d’exister comme un individu indépendant. C’est la tendance de l’homme à créer dans son esprit une autre réalité que la réalité. Nous pensons le monde au lieu de VOIR le monde tel qu’il est. Le mental devient notre outil prédominant pour appréhender le monde.
Dans la dualité, le mental prend toute la place. Il exécute son rôle à merveilles. Il classe, étiquette, analyse, juge d’après les critères ‘bien’ ou ‘mal’, ‘acceptable ‘ou ‘non acceptable’.  Il recherche ce qui est agréable rejetant le désagréable. Il est dans une relation duelle, de combat qui crée les conflits intérieurs et extérieurs.
Le mental-ego se manifeste par les peurs et les croyances. Il crée les peurs et croyances qui nous limitent.  Nous croyons que ce que nous pensons être est ce que nous sommes. Nous disons ‘je suis incapable’, je suis nul, je suis jaloux’ et nous croyons que c’est la vérité.
L’Unité, c’est le 1, l’indivisé, l’individu. Nous sommes unis dans nos natures différentes. L’humain et le divin sont unis dans l’expérience humaine. Le moi individuel n’est pas séparé du Tout. Nous sommes les vagues et l’océan. Nous sommes l’Un manifesté dans une forme unique et personnelle.
Pour retrouver l’Unité, nous faisons une pause pour prendre de la distance avec toutes nos identifications. Nous faisons appel à notre cœur. Nous lui permettons de se ré-ouvrir, les souffrances l’ayant amené à se fermer.
En ouvrant notre cœur, nous entrons dans le monde du ressenti et des émotions. La plupart du temps, nous ne laissons pas s’exprimer nos émotions. Quand elles sont négatives, nous avons tendance à vouloir les éloigner pour revenir à quelque chose d’agréable. Mais lorsque nous chassons l’émotion, elle va juste s’imprimer au lieu de s’exprimer. Elle est un moyen de communiquer notre état d’âme, notre état profond. Quelles soient agréables ou désagréables, les émotions doivent être VUES pour être accueillies.
Si je ressens de la tristesse, je la laisse s’exprimer, je la laisse grandir en moi, prendre la place dont elle a besoin. Je n’émets pas de jugement sur cette tristesse, je ne recherche pas de cause, je ne justifie pas. Juste je l’accueille. Par cet accueil inconditionnel et cet amour inconditionnel que je m’offre, la transformation se fait.

L’enfant intérieur est l’enfant qui vit toujours en nous. Il est l’enfant libre originel. C’est la petite fille ou le petit garçon spontané, naturel, joyeux. Il vit l’instant présent. Aucun jugement sur ses comportements ne vient le perturber. Il est dans la pleine confiance en l’amour de ses parents. C’est l’enfant de Vie, gai, rieur et confiant.
Puis cet enfant fait face aux réprimandes, aux manques et frustrations, et devient un enfant blessé. Ses besoins ne sont pas pris en compte. Il ne se sent plus aimé inconditionnellement. Il entre dans la ronde des souffrances.
Se reconnecter à cet enfant aide la prise de conscience des croyances et des peurs qui le maintiennent dans la souffrance. Par cette reconnexion, nous pouvons ressentir – sentir à nouveau- ce qui nous a profondément blessé et nous en libérer. En acceptant de ressentir nos manques d’amour, nous les amenons à la conscience. Une fois vus, ils n’ont plus le même pouvoir. En l’aidant à se réconcilier avec les parties qu’il a reniées, rejetées, trahies ou abandonnées, nous guérissons les blessures les plus profondes de notre enfant intérieur et retrouvons notre unité.

 

‘Je vois des gens qui se donnent du mal pour être des gagnants. Je les vois s’efforcer d’être parfaits, vouloir être des gens importants, vouloir être ce qu’ils ne sont pas. Le vrai drame commence à l’adolescence, parce que, maintenant, non seulement je ne suis pas assez bon pour les autres, mais je ne suis plus assez bon non plus pour moi-même. Le résultat, c’est le rejet de soi. J’essaie de me prouver ma valeur à moi-même, en travaillant dur pour obtenir des ‘A’ à l’école. Je fais des efforts considérables pour être le meilleur en sport, le meilleur aux échecs, le meilleur en tout. D’abord, je fais cela pour essayer d’impressionner mon père, mes frères ; ensuite c’est pour m’impressionner moi-même. A ce moment, je ne suis plus authentique. J’ai perdu mon intégrité, mon authenticité, parce que je ne prends plus de décisions fondées sur ce qui est bon pour moi’.

Don Miguel Ruiz – La voix de la connaissance

La ‘bonne vie’ n’est pas une destination, elle est une direction.
C’est un processus de mouvement dans une direction.

La ‘personne qui fonctionne parfaitement’ utilise ses capacités et ses talents, réalise ses ressources et avance vers une complète connaissance d’elle-même. Rogers a proposé 5 caractéristiques majeures de la personnalité qui concernent ‘la personne qui fonctionne parfaitement’ :

1. Ouverture à l’expérience
Être ouvert à l’expérience est le contraire d’être sur la défensive. Cet individu est capable de ressentir ce qui se passe à l’intérieur de lui, d’être éprouvé sans être menacé. Il est conscient de ses propres émotions mais n’essaie pas de les supprimer. Il travaille sur ses émotions et les admet dans la conscience.

2. Vie existentielle
C’est la capacité de vivre pleinement chaque moment de son existence. Un autre aspect de la « vie existentielle » est que le « Soi » et la personnalité de l’individu émergent de l’expérience. Ainsi la personne apprend à faire confiance à son vécu plutôt que d’en avoir peur. Aussi le vécu éprouvé devient-il la force qui façonne la personnalité.
La ‘personne qui fonctionne parfaitement’ est flexible, adaptable, spontanée et tolérante. Elle découvre la structure de ses expériences en les vivant.

3. Confiance organismique
La ‘personne qui fonctionne parfaitement’ fait confiance à ses expériences organismiques comme sources d’information valables pour décider ce qu’elle devrait faire ou non.
La ‘confiance organismique’ désigne l’habileté à consulter et à accepter ses propres expériences internes comme principale base de référence pour la prise de décisions.

4. Liberté expérientielle
La personne est consciente de jouer une grande part dans le façonnement de son propre monde, qu’elle n’est prisonnière ni de son destin, ni des circonstances, ni même de son hérédité.

5. Créativité
Cette créativité ressort dans ses actions, ses projets, son goût, ses idées et sa façon de vivre. Elle vit en harmonie avec sa culture mais, en même temps, donne satisfaction à ses plus profonds besoins et refuse de se conformer à des rôles conventionnels ou imposés.
Elle s’adapte facilement au changement des conditions de son environnement, sans être très conformiste ; elle est à la fois dans et en dehors de la société à laquelle elle appartient

*Firouzeh Mehran, La psychologie positive

1. Acceptation
Ceux qui acceptent ont une attitude positive vis-à-vis d’eux-mêmes ; ils connaissent et acceptent les multiples aspects de leur soi, à la fois bons et mauvais. Ces personnes sont très empathiques et ont des sentiments positifs à propos du passé.
Ceux qui sont insatisfaits avec eux-mêmes sont déçus de ce qui est arrivé dans leur vie passée ; ils désirent être différents de ce qu’ils sont.

2. Relations positives avec les autres
Ceux qui ont des relations chaleureuses et satisfaisantes avec les autres sont capables d’empathie, d’affection et d’intimité et savent faire des concessions dans les relations humaines.
Ceux qui ont peu de relations de confiance et de proximité avec les autres éprouvent des difficultés à être ouverts et chaleureux et ne veulent pas faire de compromis.

 3. Autonomie
Ceux qui sont indépendants sont capables de résister aux pressions sociales et de ne pas penser et agir d’une façon imposée ; ils évaluent leur soi avec des standards personnels.
Ceux qui s’inquiètent des évaluations et des attentes des autres se basent sur des jugements extérieurs pour prendre des décisions importantes.

4. Maîtrise de l’environnement
Ceux qui ont un sens de la maîtrise et des compétences dans la gestion de l’environnement utilisent les opportunités environnementales ; ils sont capables de créer des contextes adaptés à leurs valeurs et besoins personnels.
Ceux qui ont des difficultés à gérer les affaires quotidiennes sont inconscients sur les opportunités environnementales ; ils souffrent d’un manque de contrôle sur le monde extérieur.

5. But dans la vie
Ceux qui ont des buts dans la vie et trouvent un sens dans la vie présente et passée possèdent des objectifs pour vivre.
Ceux qui manquent d’un sens dans la vie ont très peu de buts et d’objectifs ; ils manquent de direction et ne voient pas de buts dans leur vie passée.

6. Développement personnel
Ceux qui ont un sentiment de développement continuel se perçoivent comme des personnes qui évoluent ; ils sont ouverts aux nouvelles expériences, ont un sens de réalisation de leur potentiel et voient une amélioration chez eux à travers les différentes périodes de leur vie.
Ceux qui ont un sens de stagnation personnelle s’ennuient et sont désintéressés par la vie ; ils se sentent incapables de développer de nouvelles aptitudes ou comportements.

*Firouzeh Mehran (Adapté de Ruff et Singer, cités par Snyder et Lopez, 2005)