Après 10 années d’accompagnement en France qui ont abouti à l’écriture de mon premier livre SOUFFLE D’ÉVEIL A LA VIE, mon cœur a ressenti au début de l’année 2017 le désir de s’immerger au cœur des Andes. Écoutant mon cœur,  après avoir vendu appartement, voiture, etc-, je suis partie avec mon sac à dos pour un premier long voyage en solitaire en Amérique du Sud.  Je réalisais un rêve. Me retrouver seule dans des pays totalement inconnus et dont je ne parlais pas la langue fut un véritable défi. Mais je le savais salutaire. Il était pour moi le seul chemin possible pour continuer à grandir, surpasser mes peurs et m’approcher de plus en plus de ce que j’étais poussée à découvrir.

Mon enfance m’avait préparée bon an mal an à trouver une force intérieure pour vivre des expériences destinées à réveiller l’amour en moi. L’amour n’était pas à l’extérieur mais à l’intérieur. Il n’était pas séparé de moi. Il était en moi. Il était ce que je suis. J’avais juste à en retrouver le souvenir. Mais tant de fortes protections en empêchaient l’accès. La carapace forgée à partir des blessures était si résistante.

Ce voyage était une continuité au voyage à travers la Vie et il était celui dont j’avais besoin. J’allais faire l’expérience de l’ouverture du cœur et de la liberté. Je n’avais plus de maison, plus de travail, plus d’enfants à la maison.

J’étais libre face à moi-même. Un grand espace où tous les possibles étaient ouverts se dessinait devant moi. Je me sentais messagère de l’amour et de la liberté. M’extraire des histoires du passé, des carcans, de là où n’était plus ma place pour aller à la rencontre de la femme libre et aimante qui habitait en moi mais que je connaissais si peu. C’est à travers la rencontre avec les autres que j’allais la découvrir. C’est surtout avec la Terre Mère avec qui j’ai ressenti beaucoup d’amour, notamment lorsque je séjournais dans la vallée sacrée des Incas au Pérou, que j’ai senti la reconnexion au cœur sacré. J’ai grandi dans mon cœur de femme.

Désormais mon cœur m’emmène vers la Péninsule ibérique pour de nouvelles expériences et de nouvelles énergies.

 

Portée par ces énergies, je continue l’accompagnement par Skype, Messenger ou Whatsapp.

 

 

Enfant, j’étais une douce et naïve rêveuse. J’oubliais le temps, fascinée par la magie des papillons dans les champs. La beauté de la nature m’enchantait. Elle me faisait souvent oublier l’école et le catéchisme. Je suis née dans les bois, dans un lieu sauvage de la campagne haut-saônoise. J’ai eu cette chance d’avoir une enfance en pleine nature, dans une grande liberté la plupart du temps. La vie s’écoulait tranquille au rythme des saisons. Mes racines étaient ancrées dans la terre. La nature m’offrait ses jeux, ses richesses. Je passais beaucoup de temps couchée dans l’herbe à regarder les petits insectes, à goûter les brins d’herbe. Insouciance et curiosité sont les mots clés de mon enfance.

Adulte, je me lançai dans la course effrénée du travail et de la consommation. Sans m’y sentir jamais à ma place et à l’aise, je fis ce que j’étais censée faire pour être conforme à la norme. Cela ne se fit pas sans heurts et douleurs. Je ne me sentais pas adaptée à ce monde. Je rêvais d’un autre monde. J’avais formé en moi la croyance que pour y arriver, il fallait que je fasse beaucoup d’efforts, que tout se méritait. J’ai eu cette identité de travailleuse de longues années. Les années passant, je m’oubliai et entrai de plus en plus dans une grande tristesse avec cette impression de passer à côté de quelque chose d’essentiel.  Je ressentais de plus en plus un vide en moi, un non-sens. Je perdais goût à la vie tout simplement.

Un matin de 2007, je criai STOP, cela suffit, je veux vivre autre chose.

J’avais besoin de retrouver du souffle, retrouver la nature et me retrouver. L’urgence était là. J’en avais assez de me renier pour être comme les autres, pour que les autres m’aiment et me comprennent. De toute façon, ils ne me comprenaient pas. Et m’aimaient-ils ? Mon corps que je n’avais pas écouté pendant ces années s’est manifesté fortement. Je fus obligée de m’arrêter, clouée sur mon lit. Mon bassin me semblant en verre et prêt à se rompre au moindre mouvement. Ces semaines pendant lesquelles je me demandais si je pourrais à nouveau marcher m’ont permis de reprendre contact avec ce corps et d’écouter ce qu’il avait à me dire.

Quelques mois plus tard, je quittais mon travail et mon conjoint. J’allais devoir aller chercher au fond de moi des ressources pour me maintenir la tête hors de l’eau. J’avais peur mais j’étais prête. C’est ce que je voulais au plus profond de mon être. La Vie, généreuse à souhait, me ramenait vers mon être.

Ce retour intérieur m’a conduite à me former au coaching. J’ai redécouvert mes émotions et mon intuition. A partir de là, je me suis laissée guider de plus en plus par mon intuition. Je réalisais que ce que je sentais au fond de moi était juste. Je faisais face à mes peurs et mes croyances erronées au lieu de les fuir. Pas à pas, je reprenais ma vie en main.

J’allais à ma rencontre, j’apprenais à m’écouter, me rassurer, me consoler, me plaire et m’aimer, pourquoi pas ? La honte et la peur d’être imparfaite aux yeux des autres se dissolvait dans le creux de mon cœur. Ma force intérieure se libérait et je me sentais m’ancrer de plus en plus dans la matière.

J’avance aujourd’hui sur mon chemin plus légère et réalise mes désirs profonds : peindre, voyager et aimer.

Merci Terre-Mère de m’avoir permis cet enracinement merveilleux en ton sein.

Les pieds dans la Terre, le Soleil dans le cœur et la tête dans le Ciel.